fil rouge

Au confluent de différentes formes et disciplines
notre approche artistique s’empare de technologies et se mêle souvent à celui d’autres créateurs. Elle nécessite aussi fréquemment l’implication directe des gens. [ a n y m a ] travaille souvent avec l’outil vidéo que nous modifions et travaillons en direct.

Ces technologies ne sont pas un but en soi,
elles sont un prétexte, une interface, une plate-forme, un moyen de communiquer qui a souvent une composante ludique.

Nous optons pour l’éphémère,
pour ce qui se passe et se vit dans l’instant. L’éventuel “produit”, généralement un enregistrement vidéo,  sert de trace sans pour autant être une finalité ou un but en soi.

Là où la vie bouillonne et palpite

Nous aimons travailler “là où les choses se passent”. Poser quelque chose, quelque part, qui permette de renouveler le regard sur quelque chose, de nous rendre attentifs à ce que l’on voit sans voir, que l’on connaît sans connaître. (Exemple: StreeTV)

Hors des musées et lieux dévolus à l’art

Ces lieux nous conviennent assez mal parce que la vie a tendance à y étouffer un peu, voir à être maintenue en vie artificielle. Nous n’aimons pas le côté souvent “clinique” des musées, net, lisse où les œuvres sont posées, exposées et gommée toute trace de la vie qui les a fait naître. De notre point de vue l’art n’a pas  à être  aux soins intensifs, une création doit toucher et être touchée, se frotter aux autres, être manipulée par les gens, bousculée par la vie. L’art est souvent manipulé avec des gants, des pincettes et toutes sortes de considérations auxquels la vie elle même n’a pas toujours droit. Dans les musées, le public vient aussi avec une attitude de”consommateur” et ces lieux voués à la culture drainent pour une large part des gens acquis à la culture. Le rapport devient un peu ambigu, biaisé et en tout cas décontextualisé Du coup l’art est convenu… nous préférons lorsqu’il surprend là où il n’est pas attendu. Dans ces lieux dévolu à la culture, nous avons toujours un peu l’impression de tromper les gens, de présenter ce qu’il est convenu d’appeler “art” et d’avoir laissé l’art dehors. Ou peut-être encore que nous ne savons pas ce qu’est l’art, ou que nous n’aimons pas l’art… possible…
Qu’est-ce que l’art?
nous n’aimons pas l’art convenu ou nous ne savons pas ce qu’est l’art. Où commence l’art? Où est-ce que l’art n’est plus de l’art?
Autant de questions auxquelles nous ne savons pas répondre.

L’art c’est la vie
Pour nous l’art est juste une manière de poser un regard sur la vie, de mettre en évidence un aspect de la vie et, comme la vie, l’art naît et meurt, se transforme évolue. L’art est action, mouvement.

Sommes-nous des artistes?
nous nous déclarons artiste, ou nous nous réclamons d’une démarche artistique plutôt par élimination de ce que nous ne sommes pas que comme déclaration de ce que nous sommes. Nous ne sommes pas boulangers, enseignants, commerçants, travailleurs sociaux, informaticiens, menuisiers, politologues, scientifiques… ou quelque fois nous sommes un peu de tout ça et, en bout de pistes, quand nous avons tout énuméré nous finissons par nous dire artistes, parce que c’est ce qui nous convient le moins mal.
Etre artiste est “pratique”, cela nous permet d’être plus libre, de ne pas répondre à la rigueur d’une profession. Nous sommes artistes dans la mesure où nous reconnaissons en recherche permanente et en travail perpétuel. Nous sommes dans une recherche constante des interstices, des fractures, des équilibres, des points de jonctions, des ruptures, des fragilités, des doutes, des espaces où les choses meurent pour renaître ailleurs. Dans le foisonnement du vivant, nous cherchons des signes, des patterns, Où est-ce que les choses se croisent, s’entrechoquent, se fondent, glissent d’une chose à l’autre, se métissent?

Notre démarche génère des processus
Nous ne créons pas d’objets, ou si parfois nous en créons, ce sont des outils, les outils que nous avons eu la nécessité de créer pour générer des processus.

Nous ne crérons pas

nous ne faisons que mettre ensemble, ou en évidence des choses qui existent déjà… des idées qui flottent en germe dans le temps. Parfois nous avons la chance de pouvoir les “attraper” et alors nous les cultivons comme des fleurs pour leur permettre de grandir et de s’épanouir. En fait nous ne sommes que des “rafraîchisseurs d’écran”

Nous sommes des bidouilleurs

des bidouilleurs de matière, des bidouilleurs d’idées. Des bricoleurs. Lorsque le regard commun voit la méfiance et la peur, nous nous plaisons, par exemple, à isoler l’élément “solidarité”. Lorsque le regard se porte sur le besoin de sécurité, nous aimons isoler “l’insécurité” que nous qualifions de “bienheureuse”. Lorsque qu’un objet est conçu pour une utilisation particulière nous aimons voir ce qu’il pourrait faire de plus ou en quoi il pourrait être utile à autre chose. (Par exemple la télévision) Nous reconnaissons avoir un certain esprit de contradiction. C’est pourquoi nous aimons aussi être là où on ne nous attend pas, nous aimons surprendre et nous laissez surprendre. Nous avons un certain goût du risque… comme un inventeur, un chercheur, un explorateur. Parfois les choses émergent, parfois les choses “nous pètent à la gueule”, ou tombent à côté… ce sont les risques du métier.

Ne pas prendre les gens pour des cons
Quand on parle “du public”, on pense souvent “peuple”, “masses incapables”. Nous aimons prendre les gens aux sérieux, parce que le peuple c’est nous et que le peuple est composé d’individus comme nous, capables de réfléchir, de comprendre, d’entreprendre, de créer, d’échanger. Nous aimons nous lancer des défis et du coup nous aimons aussi les lancer aux autres.

Nous aimons poser des questions
Nous n’avons pas de réponses. Nous aimons poser une installation interactive, qui sans interactivité disparaît, n’existe plus, perd tout sens. Nous aimons nous laisser surprendre par nos installations. Lorsque nous les mettons en place nous imaginons certaines utilisations possibles. Quand les gens s’en emparent, ils font de nouvelles propositions qui vont au-delà que ce que nous avons imaginé. Quand ça marche comme ça, c’est réussi.

Nous sommes techno-nomades
Nomade, parce que nous bougeons, nous préférons aller à la rencontre plutôt qu’inviter les gens à venir à nous. Nomade aussi parce que nous vivons là nous nous implantons. Vivre et travailler vont pour nous de paire, nous ne parvenons pas à faire l’un sans l’autre parce que nous ne percevons pas la frontière entre la vie et le travail. Pour nous c’est une seule et même chose. Et techno parce que nous allons à la rencontre des gens avec un bus bourré de “jouets” pour la plupart technologiques.

Nous nous situons à l’opposé de “l’objet d’art”
pour nous l’art est action, performance et éphémère. L’objet d’art est une chose qui s’achève à un moment donné et, s’il est reconnu, prend de la valeur. Notre approche de l’art est un processus, un atelier, un laboratoire, ce n’est pas l’objet qui devient art, c’est ce qui se passe dans l’instant. Nous nous démarquons de l’objet précieux, pour moi c’est l’instant qui est précieux.

Culture du Libre
C’est pourquoi nos travaux sont aussi sous licence Creative Commons ou GNU/GPL. Pour nous les créations doivent rester malléables, elle doivent rester vivantes. Elles doivent pouvoir être adaptées, transformée, les idées doivent pouvoir évoluer. Le Libre est une culture de la vie, une culture de partage et une culture de bien commun. Le non-libre est esclavagiste, culture de pouvoir et de mort.
La notion de mise en commun et de partage du savoir induit également celle d’œuvre inachevée, de recherche permanente, de processus en évolution. Ces licences vont aussi dans notre manière de voir la création, c’est-à-dire la mise en forme et l’expression d’idées engendrées par notre temps, donc par tous. Les créations individuelles sont, selon notre point de vue, générées par la pensée commune, il est donc logique qu’au moment où quelqu’un peut leur donner forme, elle soit restituée, pour qu’à leur tour, elles puissent stimuler l’étape suivante de leur évolution. S’emparer d’une idée en germe, c’est l’extraire du bien commun pour lui donner forme, ne pas la redonner en partage c’est créer une œuvre terminator.

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